Oh Alice… Envoie moi l’image
De lieux où j’aime à
venir
Sentir l’onirique
mirage
De navires prêts à
partir…
Oh Alice… Aux vents des grands
larges
Tu saisis le blanc et le
noir
Et du gris dont le ciel se
charge
Tu traces une ligne
d’espoir…
Oh Alice… Happé dans ton
monde
Je ne puis quitter tes
pontons
La mer où sous un ciel
qui gronde
Va ta frégate des haut
fonds !
Oh Alice… Une voix
étrange
Court sur tes vagues
d’océans !
Est-ce donc
murmure d’un ange
Ou d’un cœur,
le battement ?
merci au poète…

Alice
the black and whiter
Hen Wlad Fy Nhadau / Terre de mes Pères
Hymne du Pays de Galles
Mae hen wlad fy nhadau yn annwyl i mi
Gwlad beirdd a chantorion, enwogion o fri;
Ei gwrol ryfelwyr, gwlad garwyr tra mâd,
Tros ryddid gollasant eu gwaed.
Gwlad! Gwlad! pleidiol wyf i’m gwlad
Tra môr yn fur, i’r bur hoff bau,
O bydded i’r hen iaith barhau.
Hen Gymru fynyddig, paradwys y bardd,
Pob dyffryn, pob clogwyn i’m golwg sydd hardd;
Trwy deimlad gwladgarol, mor swynol yw si
Ei nentydd, afonydd i mi.
Gwlad! Gwlad! pleidiol wyf i’m gwlad
Tra mor yn fur, i’r hoff bau,
O bydded i’r heniaith barhau.
Os treisiodd y gelyn fy ngwlad tan ei droed,
Mae hen iaith y Cymry mor fyw ag erioed,
Ni luddiwyd yr awen gan erchyll law brad,
Na thelyn berseiniol fy ngwlad.
Gwlad! Gwlad! pleidiol wyf im gwlad
Tra mor yn fur, i’r hoff bau,
O bydded i’r heniaith barhau.
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Le vieux pays de mes pères m’est cher
Terre de poètes et chanteurs, d’hommes illustres et éminents
De braves guerriers, magnifiques patriotes
Qui versèrent leur sang pour la liberté
Patrie! Patrie! Je suis fidèle à ma patrie
Tandis que les mers sont des murs, mon pays si immaculé
Oh, puisse la Vieille Langue perdurer!
Vieux Pays de Galles montagnard, paradis du barde
La vue de chaque vallée, chaque falaise m’est belle
Par l’amour de mon pays, fascinant est le murmure
De ses fleuves et de ses rivières pour moi
Patrie! Patrie! Je suis fidèle à ma patrie
Tandis que les mers sont des murs, mon pays si immaculé
Oh, puisse la Vieille Langue perdurer!
Même si l’ennemi foule mon pays de ses pas
La vieille langue des Gallois reste vivante
Le don poétique n’est pas entravé par la main hideuse du traître
Ni la mélodieuse harpe de mon pays
Patrie! Patrie! Je suis fidèle à ma patrie
Tandis que les mers sont des murs, mon pays si immaculé
Oh, puisse la Vieille Langue perdurer!
Falaise découpée au flanc de roche blanche
Tu plonges tes abrupts aux vagues de la Manche
Tu barres l’horizon à la beauté qui flanche
D’une ligne sans fin, anglaise sur sa tranche…
Ma Mouette
Pourquoi te fais tu donc la belle ?
Prends moi encore sous ton aile
Qui glisse et caresse l’Azur
Et donne vertige si pur !
Fais moi voler et voyager
Pour être ensemble et partager
La liberté qui ne s’achète !
Là où tu vas, je vais, Ma Mouette…
Sur la plage très tôt
Sous les vents matinaux
J’ai vu curieux troupeau
De très grands animaux
Alignés comme il faut
Avec leur corps si hauts
Qu’ils semblaient des tréteaux !
Etaient-ils des dévots
En rang processionnaux
Gardant dans leur jabots
Leurs ailes d’anges beaux ?
Ou voulaient-ils sans mots
Eole dans leur peau
Partir marcher sur l’eau ?!
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